Finition avant peinture d’un fuselage bois

Finition avant peinture d’un fuselage bois

Un nouveau tutoriel sur la technique que j’utilise pour la finition d’un fuselage en bois. Cette étape survient après la construction et avant ka peinture. Je vais l’illustrer ici à partir du fuselage de mon Potez 58. Celui-ci est recouvert de contreplaqué avion de 0.6 et 0.4 mm. Pour ajouter à la difficulté, il faut des accès aux zones dites « techniques » (servos, accus, commandes etc..) et donc il y a 3 trappes dessous le fuselage qui devront être le moins visible possible, étant donné que l’on a ici une maquette.

Vous trouverez ci-dessous l’ensemble de la procédure pas à pas. Si vous préférez, vous pouvez télécharger une version PDF de cette technique.

Le masticage

Un fuselage lorsqu’il est recouvert de bois (balsa et contreplaqué) sera fait de lisses ou de morceaux de planches jointives. La première étape consistera donc à utiliser un mastic pour colmater et boucher toutes ces jonctions. Personnellement, j’utilise le filler de chez Hobbico. C’est un produit léger et qui se ponce facilement après séchage.

Pour l’appliquer, j’utilise une carte plastique, genre carte de crédit pour bien remplir les trous et les jonctions tout en lissant grossièrement pour enlever l’excès de mastic. Vous pouvez voir sur les photos ci-dessous, le mastic sur l’avant du fuselage après application et avant ponçage.

L’étape suivante est le ponçage. Rien de compliqué, ça se ponce très facilement avec du papier de verre de différents grains. DEHORS le ponçage pour ne pas énerver Madame …. Faut pas qu’il pleuve.

Comme dirait pascal sur son site « lecoinmaquette » que je vous recommande vivement (voir liens), il faut regarder avec ses doigts. C’est à dire qu’il faut toucher et effleurer les trous, les jonctions et si l’on sent encore des différences de niveau, des arêtes, alors il faut appliquer une nouvelle couche, poncer de nouveau jusqu’à ce que tout paraisse identique au toucher. Voici ci-après le résultat sur le fuselage du Potez 58.

Le marouflage

Le marouflage va consister à envelopper l’objet et donc à recouvrir totalement les parties de l’avion qui devront être peinte avec un revêtement (en l’occurrence une fibre de verre légère dans le cas du Potez 58).

Pour commencer, il faut dépoussiérer le fuselage. C’est important pour une bonne adhésion. Personnellement, j’utilise un chiffon et je lave à l’eau et je laisse sécher.

Je reprends la technique développée et éprouvée par Pascal (Allalou) sur son site lecoinmaquette (voir liens).
En l’occurrence, je vais utiliser de la fibre de verre 25g collée à l’enduit nitrocellulosique. Il faut travailler dehors, car ça va renifler costaud et ce n’est pas top de respirer ça. Je commence par passer une couche d’enduit nitrocellulosique.

Il faut des gants, un pinceau, de l’acétone, et un récipient en verre (type pot de yaourt en verre) pour mettre la quantité nécessaire dans le récipient. Il faut éviter de venir plonger le pinceau directement dans le pot d’enduit, car en faisant ainsi, on salit l’enduit propre. Voilà, pourquoi, il vaut mieux utiliser un récipient en verre. de même, préparer un autre récipient en verre pour y mettre de l’acétone qui servira à ricer vos pineaux. N’oublier pas d’avoir une tenue appropriée, des chiffons et si vous ne pouvez pas travailler dehors, il est indispensable d’avoir un masque à gaz, comme ceux utilisés par les peintres en carrosserie voiture.

Tout est prêt, je suis dehors, vous pouvez vois sur la photo suvante, les gants, le pinceau, les pots en verre, le fuselage et bien sûr l’enduit.

Une couche d’enduit est passée au pinceau sur l’ensemble du fuselage et les trappes techniques dessous. On laisse sécher. C’est très rapide (moins de 30 minutes).

Une fois sec, on ponce légèrement pour enlever toutes les fibres du bois que l’on ressent à la surface. On découpe les coupons de fibre qui seront posés sur le fuselage. Attention, la fibre est hyper fragile, donc j’ai utilisé du scotch de masquage pour mettre à l’endroit de la découpe et éviter ainsi que « ça s’effiloche ».

L’enduit est passé en commencant par le centre. Ne pas oublier de découper le passage des câbles de commandes

L’avantage de l’enduit nitrocellulosique est sa capacité rapide de séchage. 30 minutes après, on peut enlever la fibre en excès. Pour ce faire, une cale à poncer sur les arêtes. C’est rapide et efficace.

Un ponçage léger est effectué. Comme dirait Allalou, on regarde avec les doigts pour enlever les imperfections non visibles à l’œil.
Par la suite, j’ai passé partout d’une couche de vernis G4 pour boucher tous les pores. Il faisait largement nuit…

Au total cette étape a alourdi le fuselage de 32 g, ce qui reste raisonnable

Le fuselage est désormais prêt pour l »enduit et le travail de peinture qui sera le sujet d’un prochain tutoriel.

eol37

Scientifique et passionné par l'aviation et l'aeromodelisme depuis 45 ans, je suis ici pour vous faire partager mes modèles, mes techniques, mes réalisations et ce que j'ai appris au cours des ans.

Cet article a 2 commentaires

  1. Erick

    Çà doit faire une très belle finition durable mais fibre de verre + enduit + G4 + peinture, n’est ce pas un peu trop lourd au final ?

    1. eol37

      Bonjour Erick et merci pour ta question.
      Le surpoids causé est indiqué en fin d’article et a fait l’objet d’un autre de mes post https://www.eol37aeromodeler.com/maroufale-et-surpoids/

      Le fuselage avant cette étape pesait 745 g et a pris 32g au total, soit 777g. Ce qui fait un surpoids de 4-5%. C’est raisonnable, mais il est vrai que la chasse au gramme est importante surtout pour des maquettes où le réalisme est important. C’est donc un compromis à trouver.

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